Une nuit... éprouvante
!Au milieu de la nuit, un bruit
étrange fit sursauter Lolotte. Elle écouta le silence un instant, sans oser bouger une oreille : plus rien. Elle se remit à dormir d’un œil.
« Krac... »
Lolotte fit un autre bond. Elle était certaine cette fois d’avoir entendu un bruissement dans les bosquets au pied de
l’arbre.
N’osant parler, elle tâta l’obscurité de la patte et trouva les pelages de Léo et Loulou, qu’elle
secoua vivement pour les réveiller.
« Hummm, qu’est-ce qu’il y
a ? », fit l’un d’eux. Et l’autre d’ajouter « laisse-nous dormir, Lolotte, on sait que c’est toi. »
La petite marmotte insista, ses deux compères ouvrirent enfin leurs pupilles.
« Il y a quelque chose en bas de l’arbre », chuchota Lolotte dans la pénombre.
- Mais non, laisse-nous reprendre des forces, une dure journée nous attend demain.
- Qui risque d’être courte si vous ne vous bougez pas !
- Ah, les filles, commença Léo, toutes des… »
Il n’eut pas le temps de finir sa phrase. L’arbre se mit à trembler de toutes ses feuilles et un frottement terrifiant
retentit. Loulou et Léo poussèrent de concert un cri d’effroi.
« Alors, c’est qui les trouillards ? fit Lolotte, qui pour autant n’était pas bien rassurée.
- Tu fais la maline ? protesta le petit loir. Tu crois vraiment que c’est le moment ? »
Un drôle de grognement se fit entendre, coupant court un instant à la querelle.
« Qu’est-ce qu’on
fait maintenant ? tenta Loulou.
- Qu’est-ce qu’on fait ? enchaîna Lolotte. Mais on ne fait
rien, on attend ! En espérant garder la vie sauve.
- Tu ne crois pas qu’on devrait déguerpir
d’ici ? demanda le petit loir.
- Et bien d’accord, si tu veux ouvrir le chemin, je t’en
prie ! Mais moi, je reste ici et je me fais toute petite.
- Elle a peut être
raison", renchérit Loulou qui de toute façon était paralysé par la peur.
Les trois zigotos ne purent évidemment pas retrouver le sommeil. Ils demeurèrent aux aguets pendant le reste de la nuit qui leur sembla interminable !
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