Léo l'audacieux
Léo, le plus audacieux des trois, s’éloigna le premier de ses compagnons. Il progressa dans la forêt en suivant son instinct. Avec bonheur d’ailleurs, puisque après une
heure de marche, il croisa un chemin forestier.
Très fier de lui, il se dit intérieurement :
« Je suis vraiment trop trop fort ! ».
None
L’autocongratulation étant passée, il vit que le sentier se divisait
en deux voies bien distinctes, partant dans des directions différentes. Il se concentra pour choisir celle qu’il suivrait, mais demeura perplexe.
A ce moment, il distingua le bout d'un museau sortant du talus, puis, un animal qu’il n’avait jamais vu fit son apparition. C’était comme lui une bête à poils, mais à tendance
rouquine. Elle campait sur quatre pattes plus hautes que les siennes, tenait ses oreilles pointues bien droites et son œil paraissait vif et intelligent.
« Bonjour, jeune homme », fit le rouquin.
- Bonjour Monsieur », répondit simplement Léo, un tantinet méfiant.
- Tu as l’air étonné de me voir. N’as-tu jamais vu de renard ? questionna l’étranger.
- Renard ? Non, cela ne me dit rien.
- Et bien les renards, dont je fais partie, sont réputés pour leur sens de l’orientation et leur gentillesse… J’ai
l’impression que tu es perdu. Veux-tu que je t’aide ?
- Ma foi oui, répondit Léo. Je suis à la
recherche de l’école de la clairière. Pouvez-vous m’indiquer le chemin ?
- La clairière, ah oui,
je vois très bien ! Justement, je m’y rendais, tu n’as qu’à me suivre.
- Vous suivre ? Léo
esquissa un mouvement en arrière. Désolé, mais je n’ai pas l’habitude de suivre les inconnus et maman me le défend.
- Hum… Je comprends… Ta maman a complètement raison. Il ne faut pas suivre les inconnus. Mais moi, c’est différent, je suis
un gentil renard.
- Ah bon !? protesta Léo. Et pourquoi devrais-je vous croire ?»
Le renard comprit que la partie n’était pas gagnée, mais fit appel à toute sa malice et toute son
expérience pour ruser.
« Bravo Léo, tu raisonnes
comme un grand. Je te félicite. Vois-tu, mon seul but était de te porter secours et je ne voudrais surtout pas t’imposer quoi que ce soit. Je préfère donc te quitter en te souhaitant bonne
chance. »
| > La lecture suivante |

Haut de page