Arthur cherche un maison
Arthur commença par visiter de nombreux recoins de rochers dans des quartiers voisins du sien.
Malheureusement, les lieux étaient surpeuplés et chaque fois, il entendait la même rengaine : « désolé, ce coin là est déjà pris », ou encore, « trop tard, il y a déjà un prétendant pour cette coquille », et parfois même, « pourquoi pas, mais que seriez-vous prêt à donner contre l’usage de ce logement ? »
Tout en longeant la côte, il poursuivit donc ses recherches plus loin encore. Il trouva alors plusieurs coquillages qui lui semblèrent pouvoir faire l’affaire. Un à un, il les testa en se glissant à l’intérieur. Mais à chaque fois, il trouvait que quelque chose clochait : l’enveloppe des couteaux étaient trop longue pour lui, celle des coquilles saint jacques trop vastes, ici, la vue manquait de charme et là, les voisins étaient beaucoup trop bruyants.
A un moment pourtant, il crut avoir repéré la perle : une jolie coquille d’huître aux multiples reflets argentés. Il s’approcha pour s’y introduire. Mais lorsqu’il tenta de soulever la partie supérieure de la coque, celle-ci s’ouvrit soudain violemment : « Et bien, vous ne manquez pas d’air, vous ! Ne pourriez-vous donc pas frapper avant d’entrer ? » s’insurgea la demoiselle qui occupait encore les lieux.
Arthur repartit bredouille et rentra chez lui tristement. Découragé par ses démarches infructueuses, il resta enfermé pendant plusieurs jours, pensant qu’il ne trouverait jamais la maison de ses rêves, dans un endroit qui lui plairait vraiment.