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Madagascar 6 (fin du
voyage) : vivre malgache, le temps d'un soir
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Madagascar 5 : c'est quoi qu'on mange à Mada ?
Pour finir, Tibous aimerait te faire partager, le temps d’un soir, un peu de la vie des
malgaches.
Viens, mêlons-nous à la foule et déambulons dans les rues d’une petite ville qui fourmille de toutes parts. Il y a beaucoup de monde par ici. C’est un mélange de chapeaux et de drôles de tenues
colorées, on se croirait presqu’au Mexique !
Tiens, glissons nous par cette petite porte et allons voir ce qui se trame à l’intérieur. Une dame est en train de sculpter une magnifique statue filiforme dans du bois
précieux et rare, l’ébène, pour la vendre aux touristes. A vrai dire, elle fait cela à longueur de journée, comme ce doit être éprouvant !
Plus loin, d’autres femmes
sont assises le long du trottoir, à même le sol, devant une rangée de machines à coudre. On dirait bien qu’elles confectionnent des vêtements. Pas fastoche non plus !
Encore quelques pas, encore une porte mystérieuse que nous poussons. Nous voici dans un atelier qui ressemble à la caverne d’Ali Baba. Voitures, camions et autres vélos miniatures recouvrent
toutes les étagères. Il y en a de toutes sortes et de toutes les couleurs ! Un monsieur est justement en train de fabriquer un nouveau bolide avec des cannette et des boîtes de conserve vides. En
somme, il fait du recyclage, de la récup’, si tu préfères. Quelle ingéniosité !
Embarquons maintenant dans un quatre-quatre, ce qui bien sûr est un luxe à Mada, et parcourons quelques dizaines de kilomètres, pour nous rendre dans un village traditionnel près de la mer.
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Les habitants sont très accueillants. Ils acceptent de nous faire visiter les lieux et certains parlent même notre langue. Ils ont du l’apprendre pendant la période de colonisation
de Madagascar par les français, qui a duré jusqu’en 1960, année de l’« indépendance ».
Ici, les maisons ressemblent à ce que nous appellerions plus volontiers des cabanes : montées sur pilotis, elles sont constituées de bois et de feuilles de palmiers
séchées pour le toit. En d’autres endroits, on utilise aussi du torchis, mélange de terre et de paille de riz, du vondro, une espèce de jonc venu des marécages, du bambou, des roseaux, du raphia,
bref, toutes sortes de matériaux présents dans l’environnement quotidien des malgaches.
Tiens tiens, mais que fabrique donc cette femme si près d’un amas de braise incandescente ? Ecoutons ce qu’elle a à nous apprendre. Elle est en train de faire fumer
du poisson. Et oui, il sera ainsi mieux conservé et pourra être consommé sur place, ou acheminé au marché pour être vendu.
La dame nous entraîne maintenant vers un autre
lieu important du village : l’école. Quelle surprise : elle n’a rien à voir avec celle où tu vas tous les jours. Mais alors, rien du tout ! Là encore, la structure est en bois, les
ouvertures nombreuses, qui doivent laisser passer la pluie. Quant au tableau et aux pupitres, on les croirait venus d’une époque bien lointaine. Mais il faut savoir qu’à Madagascar, seule la
moitié des enfants a la chance d’être scolarisée et d’apprendre, comme toi, des tas de choses TRES TRES intéressantes, n’est-ce pas !?!
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C'EST LA FIN DU VOYAGE
Tu l’as certainement compris, la grande île est différente de notre pays.
Les ressources naturelles y sont nombreuses, la faune exceptionnelle, les paysages magnifiques
et variés. Mais derrière ce décor, les rizières grignotent et menacent les grandes forêts, beaucoup de gens vivent durement dans les campagnes, tout comme en ville d’ailleurs, sans pouvoir
toujours manger à leur faim, ni se soigner lorsqu’il sont malades.
On est donc bien loin des baladeurs MP3, lecteurs DVD et autres jeux vidéos ! Mais Tibous espère que tu auras, à travers ce voyage imaginaire, touché du doigts bien d’autres
richesses.










